• Et voilà! Je suis maman. Que de chamboulement. Je suis là, à écrire mon article et j'ai sous les yeux le plus adorable des petits garçons.

    Chamboulement...

    Tout a commencé le dimanche 23 Août, à 4h39. Je suis réveillée par une douleur de règle pas très sympa. Ca fait quelques jours que j'ai ce genre de douleurs de temps en temps, alors je ne m'inquiète pas. Sauf que la douleur revient. Un peu trop souvent à mon goût. Tellement que je commence à chronométrer, juste pour voir.

    Bon, bien, j'ai des contractions toutes les 5 min mais avec le ballon ou la marche, j'arrive à gérer. Au bout de deux heures, elles sont maintenant toutes les 3/4 min, je vais réveiller biquet pour lui dire que c'est peut-être le bon jour. Lui émerge péniblement, veut partir tout de suite, mais je lui dis qu'il a le temps. Il me trouve très sereine, et me convainc d'appeler la maternité qui me conseille de prendre un bain chaud.

    Vers 9h, on pars à la maternité où on me fait un monitoring pour vérifier que petit pois va bien et que le travail a bien commencé. Une heure après, j'en suis à "un doigt et demi". La sage-femme me dit que c'est surement pour aujourd'hui mais me renvoie marcher une heure pour voir si ça avance.

    On revient donc une heure plus tard, re monito, re examen: deux doigts. Au vu de la lenteur de la chose, je rentre à la maison gérer mes contractions.

    La journée est longue, ça ne se rapproche pas mais la douleur revient régulièrement: alors je prends des bains, je m'allonge, je marche, je fais du ballon mais dans la soirée on retourne à la maternité pour voir ce qu'on doit faire: je suis exténuée, et j'ai mal.

    On m'annonce alors que j'ai fissuré la poche des eaux, donc ils me gardent, et comme j'ai un streptocoque B, il vont surement même me déclencher. La sage-femme part voir le gynéco de garde  pour négocier la chose, il me donne une heure pour me mettre en vrai travail. Mais mes contractions ne sont pas efficaces, donc je pars en salle d'accouchement pour me déclencher: là commence la vraie médicalisation ( perfusion, prise de tension, monitoring constant). Mais pour accélérer les choses, la sage femme vient me percer la poche des eaux. Bon, à partir de là, ça devient vraiment hard.

    Il a fallu attendre 10h de plus pour voir la bouille de petit pois et je n'ai pas trop envie de raconter mon accouchement en détail. Il a été compliqué quoique très beau, et j'ai été bien accompagné. Je ne veux pas faire peur ou traumatiser les futures mamans, mais même après un moment si difficile, j'étais fière et heureuse de découvrir petit pois. Alors non, on n'oublie pas la douleur quand on pose le bébé sur le ventre, mais elle devient secondaire, et avec le temps, elle s'estompe (et j'en parle que 5 jours plus tard, alors j'imagine dans 1 an). En parler fait du bien, avoir sa maman à ses côtés, son chéri permet de se rendre compte de la beauté du moment mais surtout, se rappeler que c'est pour mettre au monde un nouveau petit humain sur terre.

    Depuis ce 24 Août, 11h21, je suis maman: j'ai pleuré, ri, admiré mon fils, inquiétée pour un truc et son contraire, mais je n'échangerai ce rôle pour rien au monde!

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  • On vient de terminer la chambre de petit pois! Je l'adore et je pense que je vais y passer beaucoup de temps. L'atmosphère est douce mais pas gnan gnan, il y a beaucoup de choses faites avec amour, mais pas trop non plus (de choses, pas d'amour hein) et chose incroyable, j'aime beaucoup y ranger les vêtements ou les objets (en vrai, je suis bordélique), y passer un coup de chiffon.

    La chambre de petit pois

    Alors, ici, pas de vidage de compte en banque pour une chambre complète chez aubert et cie, mais plutôt des touches ikeaesques:

    On avait déjà la commode(la  désormais culte malm), et avec le dressing, elle ne nous servait plus, donc hop, direction la chambre jaune. Elle est déjà remplie de vêtements en 1 mois, doudous et autres bavoirs.

    La chambre de petit pois

    La chambre de petit pois

    Pour le lit, là encore, ikea est notre ami... Des peluches achetées ou tricotées, une jolie couverture (un peu courte, j'en tricote une autre plus grande) et la gigoteuse que je mets pour déco.

    La chambre de petit pois

    La chambre de petit pois

    La chambre de petit pois

    La table à langer a été un peu plus problématique. Au départ, je voulais une commode à langer mais le prix m'a vite fait déchanter. Non pas que je sois dans le besoin, mais mettre plus de 400 euros dans une commode avec une planche au dessus, je trouve ça indécent. Biquet s'est ensuite proposé de la construire (et j'ai adoré l'idée) mais avec l'achat de la maison et les divers aménagements à faire, ça faisait beaucoup pour un seul homme. Puis j'ai observé mon bureau (ikea encore et toujours) et ai trouvé que les dimensions étaient top, les cases parfaites pour le rangement, et ça nous permettait de le caser quelque part ce meuble!

    La chambre de petit pois

    La chambre de petit pois

    Du coup, je le trouve parfait, avec le petit rajout de la mini malm, idée de Biquet, pour stocker les jouets.

    En fait, le seul "gros" achat, c'est le rocking chair, et c'est un cadeau de la belle-famille.

    La chambre de petit pois

    J'y ai rajouté un coussin maison, et voilà pour les meubles!

    La chambre de petit pois

    Après la facétie de petit pois (ou du gynéco, c'est selon le point de vue), il a fallu renoncer au mur rose: du jaune et du beige, c'est hyper lumineux et ça va avec les meubles blancs. Les couleurs rendent super bien, quelque soit l'heure de la journée: l'atmosphère y est gaie et douce à la fois.

    La chambre de petit pois

    Et pour la déco, internet m'a beaucoup inspirée: des petits paniers, des tableaux faits maison, des guirlandes mais rien de trop chargé, il ne faudrait pas qu'il soit déconcentré de l'objectif principal d'une chambre: dormir!

    La chambre de petit pois

    La chambre de petit pois

    La chambre de petit pois

    La chambre de petit pois

    La chambre de petit pois

    Au final, une chambre que j'adore et que je n'ai vue nulle part, de quoi me réjouir!

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  • Allez, on entame le neuvième mois...celui, d'après le gynéco d'une collègue, où le bébé est un fruit trop mûr près à tomber à n'importe quel moment. Quelle jolie image?!

    Neuvième mois: Dernière ligne droite!

    Pour moi, c'est surtout le mois où tout s'accélère: lessive pour le bébé, préparation de la chambre (article à venir), petits tracas de fin de grossesse mais aussi, déjà, un peu de nostalgie.

    Neuf mois, quand on y pense, c'est long: surtout quand tu rajoutes la fatigue, les rendez-vous, les nausées. Bref, c'est pas le truc qui te fait rêver. Mais en même temps, ça passe super vite et même les contraintes du style diabète ou coups dans les côtes (merci petit pois) ne font pas le poids devant une jolie écho ou une bosse sur le ventre.

    En parlant de diabète, j'échappe à l'insuline. J'ai juste dû faire une croix sur les gâteaux et les petites envies de sucré. Le bon côté des choses, c'est que depuis le début de la grossesse, je n'ai pris qu'un kilo et demi. Si je me lâche, je devrai atteindre les 2.5kg. Rassurez vous, bébé va bien et prend du poids normalement: il pompe juste dans mes réserves. La preuve:

    Neuvième mois: Dernière ligne droite!

    En parlant écho, mon gynéco est super cool, tellement qu'il m'a annoncée à la dernière écho officielle que petit pois était un garçon! Grosse surprise car je m'étais fait à une fille mais en même temps pas super étonnée, voilà pourquoi je regardais les pantalons et les faire-parts bleus. Heureusement, je n'avais rien préparé et acheté beaucoup de mixte. Juste les grands mères s'étaient lâchées sur les robes et le rose, mais on en rigolera longtemps des facéties de petit pois!

    Neuvième mois: Dernière ligne droite!

    Sinon, juste pour équilibrer ce trop plein de petits oiseaux et de bonheur, au programme:

    - réveil toutes les nuits vers 1h du mat' pour faire pipi(horaires fluctuants)

    - insomnies d'où faisage d'une tarte aux pommes à 6h du mat'

    - envie constante de faire pipi (nuit et jour)

    - démarche de canard, cause bébé qui appuie et descend dans le bassin

    - regard apitoyé des gens sur mon gros ventre (ou petit sourire, oui, je resplendis)

    - conseils et ordres en tous genres, mais surtout il faut que je m'assois et que je me REPOSE. Grrrrrrrrrrr, et je fais quoi là????!!!

     

    Ooooo et puis non, je ne peux pas finir comme ça! Je me régale à préparer la chambre, coudre tout plein de trucs, tricoter ou peindre. Biquet a droit tous les soirs à "la nouveauté du jour". Donc, pas mal de choses à venir...

    Neuvième mois: Dernière ligne droite!

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  • Hier, j'ai entamé mon huitième mois de grossesse.

    7 mois: diabète et préparation

    Entre l'annonce de mon diabète gestationnel et la grossesse qui continue, je me suis surprise à mieux vivre ma grossesse.

    Au programme? Me piquer le bout des doigts six fois par jour et faire attention à tout ce que je mange. OK, j'ai pleuré. Non pas parce que j'avais peur, mais plutôt parce qu'il fallait dire adieu à une grossesse "normale". Parce qu'en plus de ne plus manger de viande rouge ou de sushis, il fallait que je suive un régime. Oubliés les petites envies, les petits plaisirs, j'allais devoir compter et peser. Heureusement, je connaissais le diabète (gestationnel ou pas), il y en a dans ma famille: je n'ai donc pas eu peur pour mon bébé ou pour moi, et je savais plutôt à quoi m'attendre. En revanche, je n'imagine pas une maman que rien ne prépare à cette nouvelle! 

    Alors après avoir pleuré quelques jours, je me suis rendue compte que je ne mourrais pas de faim. En fait, ça n'a pas vraiment changé mon alimentation, j'ai juste rajouté des crudités et fait une croix sur les petits plaisirs à n'importe quelle heure de la journée. Et j'ai la chance que ça m'arrive en été, période des pêches, abricots et salades... Un point positif? Je n'ai pris qu'un kilo et demi depuis le début de la grossesse! De quoi quitter la maternité plus légère que jamais (enfin niveau poids). En revanche, j'ai un peu peur de la troisième échographie: je voudrais un bébé de taille normale...

    J'ai aussi commencé les cours de préparation à l'accouchement: bon, je ne trouve pas ça transcendant pour l'instant, on a abordé le bébé et les suites de couches. Heureusement que je ne suis pas stressée par l'accouchement( mais je sens que ça va venir). Beaucoup de paroles et pas grand chose de concret, pour une scientifique comme moi, c'est frustrant. Mais demain, on va voir l'allaitement, alors j'espère avoir du concret.

    Parce que oui, disons-le, une primipare a besoin d'informations pratiques du genre: combien de bodies en 3 mois? Combien de pyjamas velours? Pourquoi autant de choix de produits lavants pour bébé? Moui, je crois que je suis en train de craquer: c'est peut-être le syndrome de nidification. On vient de déménager et je me contiens très fort pour rester patiente, pour laisser biquet souffler entre deux couches de peinture. Personnellement, j'aurais tout fait à la suite mais je sens bien que biquet en a un peu marre de peindre du marmotte ou de poser une tringle.

    Donc j'écume les rayons d'ikea en quête de coussins ou de rideaux, je tourne dans les magasins de vêtements pour bébé pour essayer de trouver le dixième bodie croisé devant de bon goût, et je me motive pour peindre des tableaux pour petit pois.

    Sinon, il me reste deux mois avant l'accouchement et je me demande comment mon ventre va pouvoir grossir encore plus, j'ai la vessie d'une souris et mal au dos le soir. Petit pois bouge (enfin déménage et s'étire de tout son long) beaucoup plus depuis mon régime diabete, à croire qu'elle était gavée de sucre. Et biquet ne se fait toujours pas au côté alien de la grossesse mais il gratouille le ventre.

    Je suis maintenant en vacances, dans une maison climatisée, autant vous dire que je me repose!!!

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  • Après un coup de fil de ma môman, où en gros elle me disait que ma description de la grossesse était déprimante et qu'il valait mieux que j'arrête d'écrire, j'ai réfléchi. Alors, c'est vrai qu'il y a des choses que je n'aime pas dans la grossesse, mais il y a des trucs vachement chouette.

    Par exemple, sentir le bébé bouger: des fois, c'est pas très agréable, mais la plupart du temps, j'aime beaucoup. La sentir réagir quand je touche mon ventre, essayer d'imaginer les mouvements qu'elle fait. Bref, j'aime bien, et surtout râler et lui dire d'arrêter (ce qu'elle ne fait pas bien sûr).

    J'aime beaucoup l'attitude de biquet: je ne peux plus porter des choses (on est en plein déménagement, youpi!), je ne peux pas peindre, il m'interdit l'aspirateur et la serpillière. Il n'est pas trop investi, genre le futur papa gagatisant et flippant mais il aime bien gratouiller le ventre histoire de réveiller petit pois. Bon par contre, il ne se fait vraiment pas au côté alien!

    J'aime me projeter avec bébé: préparer la chambre, acheter les vêtements, tricoter ou coudre (bon en ce moment, je végète beaucoup sur le canapé), choisir le prénom...

    Et la sollicitude des gens: j'aime les caisse prioritaires! Au laboratoire d'analyse, comme j'y vais tous les mois, ils commencent à me connaître et me demandent des nouvelles. Je n'ai pas encore la situation qu'on me touche le ventre, donc c'est bon. Par contre, le prochain qui me demande qu'est ce c'est, je lui répond un guépard, ou une portée de chiots.

    Alors certes, c'est pas tout rose, avec mon diabète, j'ai un quotidien contraignant fait de dextros six fois par jour, des repas réfléchis et équilibrés et une menace d'insuline (je dépasse systématiquement le matin, je vis dans l'angoisse du rdv chez l'endocrinologue), mais je relativise en me disant qu'il me reste deux mois et demi! Et que je vais avoir un beau bébé!

    Mais je voulais vraiment dire qu'on a le droit de ne pas aimer être enceinte, ou d'avoir des coups de blues parce que traîner un gros ventre pendant des mois, on n'est pas obligé d'adorer ça!

     


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