• Un samedi dans la capitale

    Ca fait plus d'un an que je veux voir la tour de Jean sans peur. Une tour bâtie pour défier les bourguignons( ou les armagnacs, sombre histoire compliquée). Et comme j'avais envie aussi de me promener  dans un quartier que je ne connaissais pas, j'ai fait d'une pierre deux coups en trouvant une balade sur le sentier et la butte Bonne-Nouvelle. Ce quartier est fortement lié à la prostitution, d'où l'ancien couvent des Filles-Dieu à proximité.

    Bon, ça débute plutôt mal,  je dois prendre la ligne 4. Je hais cette ligne, les gens sont serrés comme des sardines, ça sent mauvais et les rames datent de Mathusalem.

    Mais à la sortie, je tombe sur l'attendue tour de Jean sans peur. C'est le dernier vestige de l'hôtel de bourgogne. Ah ben, c'est donc le duc de bourgogne qui défiait les armagnacs. Elle mesure 27 mètres de haut et peut se visiter à la belle saison. Je pense que je vais y aller un jour, juste pour voir le sommet de l'escalier qui est, paraît-il, un chef d'oeuvre du gothique.

    En revenant sur mes pas, je peux m'engouffrer dans des passages: le passage du bourg-l'abbé, celui du grand cerf, l'occasion pour moi d'admirer les charmes d'antan et les travaux d'artisan.

    En sortant, je passe dans la rue Marie-Stuart. Et là j'apprends qu'à l'origine, elle était pleine de prostituées, à tel point qu'on l'appelait rue Tire-Vit. Surprise, je ne me souviens pas d'un reine de France protituée, alors je dévore la suite de l'explication: la reine, passant par là, demanda le nom de la rue. On ne pouvait souiller ses chastes oreilles alors on l'appela la rue tire-boudin puis plus tard, Marie Stuart. En sortant de cette rue, on débouche sur la rue Montorgueil. Pleins de boutiques, de bonnes odeurs et là, au n°51, la pâtisserie où fut crée le baba au rhum.

    Un peu plus loin, au rocher de Cancale...une boutique que je qualifierai de romantique.

    J'y verrai bien Marie-Antoinnette y dégustant une tasse de thé.

    Les décorations de Noël ajoutent au charme du quartier, notamment elles embellissent la façade en bois du l'ancien Planteur.

    Je continue mon chemin et commence à être intriguée par le nom des rues: rue du nil, place du Caire,...

    La décoration du passage du Caire rappelle l'engouement pour l'Egypte suite à l'expédition de Bonaparte. On ne peut pas dire que le quartier soit joli, d'où l'absence de photo. Par contre celle là a une utilité:

     

    C'est ici que se serait trouvée la cour des miracles. A la nuit tombée, une importante population de voleurs, brigands et mendiants s'y retrouvaient. La pluparts se déguisaient en infirmes pour avoir plus de succès dans leur quête mais quand ils rentraient, miracle, ils étaient guéris!

    Une partie de la balade étant fermée, j'ai dû improviser et je suis tombée sur ça:

    Je ne sais pas ce que c'est mais c'est bien joli et surtout imposant.

    On me dit ensuite d'aller dans un passage un peu glauque: tellement glauque qu'il y a une péripathéticienne devant. Il est hors de question que je m'engouffre là dedans, donc je contourne le problème: je suis en plein dans le sentier, synonyme de boutiques de vêtements, de chaussures, de sacs, etc...

    Mais les diverses virages dans la capitale m'amènent devant la première entreprise de nettoyage en Europe.

    La façade est assez éclectique mais la devise devrait plaire à ma môman. Je finis par un monument des années 1930, le grand Rex.

    Voilà, vous savez maintenant tout de mon samedi...

    Bisous à tous

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