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    Hier, j'ai décidé de m'éloigner un peu de Paris...pas trop loin non plus, puisque je suis allée à Saint-Denis. Mictor m'a suivie dans mes pérégrinations, heureusement, parce que toute seule, je ne serais pas allée bien loin. D'où mon titre, on a vraiment eu l'impression de débarquer dans un autre univers!

     

    Mais bon, place à la visite. Je débarque place du caquet, en plein centre commercial de Saint Denis où on peut voir les logements à terrasses en "étoile". C'est très moche, enfin à mon avis ( et celui de mictor aussi), donc pas de photos. Je tente un nouveau guide et ma première impression est qu'il n'explique pas très bien l'itinéraire à suivre. Un couple me demande où est la basilique Saint Denis, c'est un peu ce que je cherche. Ah ils ont l'air d'avoir trouvé, donc je les suis...

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    Bon, c'était le jour du sidaction, ce qui gâche un peu la perspective. Mais comme, d'après mictor, les chauffeurs de bus de saint denis sont des "bip", et que j'ai dû l'attendre un petit moment, j'ai apprécié la musique avec un bon bouquin...

    Bref, maintenant, place à l'histoire... Au milieu du IIIème siècle, Lutèce est assez grande pour que les chrétiens songent à évangéliser tous ces païens! La mission revient à Dionysius, que nous appelons Denis. Mais à l'époque, il ne fait pas bon être chétien, alors il s'éloigne pour prêcher sa religion dans une carrière abandonnée. Il se fait quand même prendre et eut donc la tête tranchée sur la plus haute colline de la ville: le Mont-des-Martyrs qu'on appelle aujourd'hui Montmartre. Sa tête sous le bras, il arrive à marcher six kilomètres avant de s'effondrer. On a donc élevé ici la basilique Saint Denis.. Cette basilique est à l'origine du rayonnement de l'art gothique en Europe et on comprend pourquoi:

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    L'architecture est magnifique, mais elle abrite surtout, depuis la dynastie mérovingienne, les sépultures de nombreux rois et reines de France. A la révolution, toutes ont été profanées et dispersées, mais Louis XVIII a réuni ce qui en restait et d'autres encore pour les ramener en ce lieu saint. On peut donc déambuler entre les gisants de François 1er, de Catherine de Médicis, de Marie-Antoinette. On peut voir leur tête, leur taille et souvent un animal à leurs pieds. C'est peut-être leur animal de compagnie, mais j'ai vu des lions alors c'est peut-être leur symbole...?

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    On est descendu dans la crypte, où il y a les sépultures de quasiment tous les rois de France et de navarre. On peut même voir leur date de mort, et leur âge. Il y a aussi le coeur du petit Louis XVII. Bref, un lieu chargé d'histoire...

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    Bon, c'est pas tout, mais il faisait froid ( pas de chance, aujourd'hui, le soleil brille!). Et puis, on commençait à avoir faim...Après un bon petit Macdo ( qu'on a bien cherché...), on reprend donc notre petite balade. A force de tourner dans le centre commercial, j'ai fini par prendre en photo les horribles terasses en étoile:

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    Si on suit les indications du livre, on revient vers la basilique: sur le côté droit, le jardin Pierre-de-Montreuil. On peut voir les "délicates dentelles de pierre" mais aussi les vestiges de l'église des Trois-Patrons, maintenant intégrée à l'édifice municipal.

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    C'est la dernière des église funéraires élevées à la périphérie de la nécropole où étaient enterrés les chétiens du VI et VIII siècle. On continue en longeant la basilique, puis on prend le passage Abélard. D'après Mictor, il y aurait un lien avec Saint Denis: il a d'ailleurs cité de mémoire un poème (je ne sais pas lequel). On arrive alors devant le siège de L'humanité . L'immeuble en béton et verre a été dessiné en 1989 par le plus célèbre architecte brésilien, Oscar Niemeyer.

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    Saint Denis est une ville pleine de contradictions...en continuant jusqu'à la place du marché, une jolie structure en fer, brique et pierre datant du XIXème siècle sert de marché couvert:

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    Et on continue encore avec une surprise: au 9 rue Auguste-Blanqui, on voit ça:

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    Alors ça, c'est la maison des arbalétriers: elle servait à l'étendage et au séchage des longues pièces de tissus. Pourquoi maison des "abalétriers"? Ce sont les éléments de la charpente qui soutiennent la toiture. De par leur forme, ils servaient à l'évacuation des eaux de pluie.

    On continue notre promenade...on passe dans une rue longée d'immeubles en brique, tous différents, datant des années 30. Cette rue donne sur la mairie dionysienne. D'inspiration renaissance, l'hôtel de ville évoque les maisons du nord avec son imposant beffroi et sa toiture en ardoise.

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    Sur le devant, on peut voir ...

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    Et un peu plus loin

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    C'est le dernier des sept "monts-joie" répartis au XIII ème siècle le long de la route conduisant de Notre-Dame de Paris à la basilique. Ces sept monts-joie furent élevés aux emplacements où Philippe le Hardi fit halte pour se reposer: il faut dire qu'il portait la dépouille de son père Saint Louis.

    A ce moment là, j'ai très fortement pensé aux visiteurs...

    En face, on peut voir la maison d'éducation de la Légion d'honneur. Sur le site de l'ancienne abbaye royale, très puissante, Napoléon décida d'installer l'intitution réservée aux filles orphelines des premiers bénéficiaires de la Légion d'honneur.

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    On se dirige alors vers la rue de la boulangerie, la plus vieille rue du bourg primitif, pour arriver jusqu'à la maison aux Masques: elle doit son nom aux mascarons des quatres saisons qui ornent le premier étage:

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    Mictor n'aime pas, moi j'aime bien, même si cette maison n'est pas la plus spectaculaire de mon blog!

    Au numéro 48, on a jamais réussi a trouver le pignon en anse de panier mais la légende dit que cet ancien pavillon de chasse servait de lieu de rencontre à Henri IV et Gabrielle d'Estrées.

    Passons à des moeurs plus catholiques...près de la rue Franciade (nom temporaire de Saint Denis), le très beau couvent des carmélites.

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    La chapelle a été transformée en tribunal à la fin du XIX ème siècle, comme en témoigne l'inscription au fronton.

    Un peu plus loin, un autre couvent, celui des ursulines. C'est maintenant un ensemble d'habitations privées. Le portail monumental est attribué à Mansart. Le tympan représente la Vierge entourée de ses ursulines.

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    On se promène encore dans un quartier plutôt sympa pour le 9-3. On peut y voir un bel hôtel particulier de la banque de France.

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    Je passe sur le conservatoire de musique et de danse, très moche. Une fois enjambés les rails du tramway, on tombe sur le square Robespierre.

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    En face, l'ancienne salle des fêtes, d'allure assez bourgeoise, sert maintenant de théâtre.

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    Boulevard Jules-Guesde: Paul Eluard a passé son enfance au n°46. Pas trop loin, l'église Saint-Denis-de-l'Estrée a été érigée par Viollet-le-Duc. Elle occupe l'emplacement d'une église mérovingienne déjà dédiée à Saint Denis. D'ailleurs, en suivant ce même boulevard, mictor et moi suivons l'antique voie gallo romaine: la via strata( francisée en estrée).

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    On passe ensuite vers la gare Saint Denis d'où on va repartir plus tard, mais avant ça, direction le canal Saint Denis. On flâne le long de l'eau, on passe sur des passerelles.

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    Le long de la rive, des vestiges d'usines:

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    A partir de là, on suit un troupeau de gens pour arriver au stade de France:

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    Après toute cette marche, mictor et moi, eh ben on a eu un petit coup de barre. Donc, on a décidé de rentrer chacun chez soi pour se faire un bon petit goûter ( en tout cas c'est ce que j'ai fait). C'était une bien chouette balade si on fait abstraction de l'ambiance un peu spéciale du centre ville. On a quand même trouvé de bien jolis coins et morceaux d'histoires... Et puis mictor est toujours d'excellente compagnie!

     

    Allez, je vous laisse, j'ai du travail qui m'attend.

    J'oubliais, on a aussi découvert de très "jolis" prénoms. Si un jour j'ai une fille, je l'appellerais Arégonde ( manque plus qu'à avertir biquet) ou peut-être Hermentrude. Quoique Bathilde sonne bien...

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